Henryk BERLEWI (1894-1967) - Lot 65

Lot n° 65
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Henryk BERLEWI (1894-1967) - Lot 65
Henryk BERLEWI (1894-1967) Hommage à Brancusi, circa 1950-1960 Huile sur toile 47x56,5 cm Rousseurs. Le tableau décadré présente une signature de Berlewi sur une arrête de la toile. Au revers sur le châssis, le cachet de la vente de l'Atelier Berlewi par l'Etude Chapelle Perrin Fromantin, à Versailles, le 17 février 1974 Notre tableau reprend dans sa composition notamment les sculptures fameuses de Brancusi: "Colonne sans fin", "l'Oiseau dans l'espace", socle zigzag... Aujourd'hui devenues des icônes de la sculpture moderne. Henryk Berlewi, artiste polonais, membre de l'école de Paris dès les années 1920 est le créateur du concept de « Mécano-Facture », réduction des couleurs et des plans au profit d'une bi-dimensionnalité, mécanisation de la picturalité, souvent considéré comme annonciateur de l’art optique. Il débute son œuvre en se liant d’amitié avec Theo van Doesburg Theo Van Doesburg fondateur du mouvement De Stijl, avec lequel il participe à des conférences internationales notamment pour promouvoir le constructivisme polonais. Il s’installe définitivement à Paris en 1921, et abandonne un temps la peinture au profit de la critique d’art. Il recommence toutefois à peindre en 1947, et installe son atelier au 11 de l’Impasse Ronsin à Paris. Il reprend ses travaux sur la Mécano-facture dans les années 1950 et les présente notamment à la Galerie Denise René à Paris en 1957 lors d’une exposition consacrée aux pionniers de l'art abstrait polonais. Son lien avec Constantin Brancusi est étroit, car il connaît ce dernier par l’intermédiaire de Van Doesburg, dans la revue duquel Brancusi a publié (De Stijl). Aussi, les ateliers de Brancusi et Berlewi se trouvent dans le même immeuble du 11 impasse Ronsin, à Montparnasse, durant dix ans, de 1947 à 1957. En 1956 Brancusi cède à l’Etat français pour le musée national d’art moderne tout ce que contient son atelier au jour de son futur décès. Berlewi, en tant que critique d’art de l’époque, dit à ce sujet : « l’atelier Brancusi ne doit pas être détruit ». Mais après la mort de Brancusi en 1957, avec l’agrandissement de l’hôpital Necker, l’atelier doit être vidé et tout est transporté au Musée d’Art Moderne du Palais de Tokyo, plus tard au Centre Pompidou. Provenance: Vente de l'Atelier Henryk Berlewi, hôtel des Chevau-Légers, Versailles, 17 février 1974 étude Chapelle - Fromantin - Perrin
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