Signées Primavera, ces deux sculptures en céramique illustrent le renouveau des arts décoratifs français des années 1920-1930.
Créé en 1912 au sein des grands magasins Printemps sous l'impulsion de René Guilleré et de son épouse Charlotte Chauchet, l'atelier Primavera entend proposer des objets modernes, accessibles et d'une grande qualité artistique, en faisant appel à de nombreux créateurs parmi lesquels Madeleine Sougez (1891-1945).
Formée aux Écoles des Beaux-Arts de Bordeaux puis de Paris, Madeleine Sougez se distingue par la diversité de sa production. Plasticienne et céramiste, elle travaille de nombreux matériaux, du verre à la terre cuite, et développe pour Primavera un répertoire mêlant représentations animalières, figures humaines stylisées, compositions géométriques et thèmes bibliques, comme La Fuite en Égypte.
Le rapprochement avec les modèles reproduits dans l'ouvrage d'Alain-René Hardy permet de rattacher ces sculptures à la production des ateliers d'Alsace de Soufflenheim. Éditées en série, comme en témoignent plusieurs variantes recensées sur le marché de l'art, elles illustrent la volonté de Primavera de diffuser les arts décoratifs modernes auprès d'un large public.
La redécouverte de ces productions, mise en lumière notamment par l'exposition « Céramiques de l'atelier Primavera 1912-1960 » organisée en 2015, confirme aujourd'hui leur place dans l'histoire des arts décoratifs français. Ces deux sculptures figuraient parmi les lots de notre vente « Bertin VIII – Juin Brûlant » du 20 juin 2026 (lots 131 et 132).
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